La Chine

GAZ A EFFET DE SERRE ET TRANSPORT

Le transport est responsable d’une part non négligeable des gazs à effet de serre sur la planète.

Certains nous dirons que nous devrions consommer local pour limiter l’émission de gaz à effet de serre…

Hélas c’est un raccourci, et la vérité est que cette règle doit être nuancée en fonction du mode de transport, et par la distance réelle entendu par « local ».

Voici quelques chiffres issus de l’ADEME qui nous permettra d’en juger :
– En fonction de sa charge utile, un camion dégage entre 29.4 et 331.7 grammes équivalent carbones par tonne transportée.
– En fonction de la date de fabrication et de la technologie, un bateau dégage entre 2.7 et 0.5 grammes équivalent carbones par tonne transportée.
-La distance séparant le port de Hong-Kong et le port du Havre est de 15420 Km
– Si l’on compare un bateau moyennement performant (1.5g CO2/tonne) avec un camion peu polluant (50g CO2/tonne). Le ratio est de 33.33 km en bateau pour 1 Km en camion.

Un transport depuis la Chine équivaut donc à 467km en camion soit environ la distance entre LYON et PARIS.

Vous trouverez les chiffres de base dans les documents émis par l’ADEME.

LA CHINE : HALTE AUX IDEES RECUES !

Peut-on dire que la France est polluée ?

Il n’y a pas de réponse ! Comment comparer Paris avec le macif des Ecrins ou Marseille avec le plateau du Larzac ?

La Chine représente près de 18 fois la France en surface (9.6 millions de Km² contre 549 000 Km²). La différence de pollution est encore plus exacerbée qu’en France. L’air de Pékin est irrespirable tandis que la majorité des campagnes sont pures et vierges de toute pollution.

La mécanisation n’a pas pénétré les campagnes. Ceci a un effet direct sur la qualité de ce qui est produit. Le désherbage est manuel pour le plus grand bonheur des habitants qui trouvent ainsi des emplois facilement. La majorité des régions n’a jamais eu recours aux herbicides, ni aux engrais chimiques.

Les autorités politiques chinoises sont sensibilisées à l’environnement. Ils constatent les dégâts de notre développement non durable, et mettent en œuvre la politique nécessaire pour ne pas reproduire nos erreurs chez eux.

Les Chinois sont des champions de l’agriculture. Ils comprennent aujourd’hui la nécessité de produire en bio et s’organisent en ce sens, à l’inverse de notre propre système, incapable de répondre à la demande.

La Chine, pays que l’on ne cesse de fustiger pour son insupportable croissance, montre massivement la voie dans le domaine du bio même si les raisons en sont avant tout commerciales, en nourrissant les marchés étrangers.

On se contenterait volontiers de ne faire qu’aussi bien…