Carnet de voyage

« Les voyages forment la jeunesse »
Michel de Montaigne

Qu’y a-t-il de plus beau à 20 ans, que de parcourir le monde pour découvrir de nouveaux pays et de nouvelles cultures ? Aujourd’hui c’est un peu mon cas, je suis en deuxième année d’école de commerce tourné vers l’international, et, je ne vous apprends rien, je dois effectuer un stage de fin d’année. L’entreprise Filéane à accepté de me recevoir dans son équipe durant deux mois pour me faire découvrir leur activité, l’import – export de produits bio. Je suis donc une des rares stagiaires, à avoir eu la possibilité, de m’envoler pour le continent Asiatique dans le but de mieux comprendre « avec qui » je travaille. La Chine, un pays de 9 596 961 km2 de superficie, pour 10 180 000 km² de surface en Europe, ce qui fait de la Chine « un pays – continent » où on y trouve la même diversité qu’en Europe. Tout au long de ce voyage, j’ai pris un maximum de notes et, je vais donc, aujourd’hui, vous faire découvrir la Chine, comme je l’ai découverte, avec mes impressions, mes sentiments, mes aprioris «cassés», mes aprioris validés, à travers mes yeux de 20 ans.

Shangai by night

Après un voyage de 11h, nous arrivons enfin à destination, sous une atmosphère moite et un peu étouffante ; nous voila enfin arrivés en Chine, plus précisément à Shanghai.
Shanghai, est la plus grande ville de Chine, elle s’étend sur 6340,5 km² de superficie terrestre et 122 km² de superficie aquatique, c’est une ville ultra – moderne, qui possède un immense quartier d’affaires. Elle est très différente de l’image que l’on peut se faire de ce grand pays qu’est la « Chine populaire ». Sur le plan naturel, Shanghai n’a pas de souci à se faire. La ville, située à l’embouchure du Yangtsé (la plus longue rivière d’Asie) baigne dans la mer de Chine orientale. Elle offre une diversité de paysages qui ne laissent personne indifférent.
Pas le temps de traîner, il faut aller à l’hôtel, les valises à peine posées, nous repartons directement dîner et prenons le Maglev.
Le maglev est un train à sustentions magnétiques qui utilisent les forces électro magnétiques et qui n’est donc jamais en contact avec les rails contrairement aux trains classiques, c’est le train le plus rapide du monde avec une vitesse maximale enregistrée en 2003 à 581km/h. Assise dans mon siège, je regardais par la fenêtre, le paysage défiler, c’est seulement quand j’ai levé les yeux au dessus de moi que j’ai aperçu un tout petit écran qui indiquait 400 km/h, la vitesse à laquelle nous étions, cela semblait presque irréel et j’ai du regarder plusieurs fois, pour vérifier si ce n’était pas seulement mes yeux qui me jouaient des tours, visiblement non.
C’est donc à 400 km/h avec une impression, plus ou moins, de flottement que j’ai commencé mon périple.
La Chine veut être la meilleure partout et elle y met les moyens.

Visite d’un salon professionnel bio (vendredi 23 mai)

En route pour le salon Biofach, organisé par la NürnbergMesse et China Green Food Development Center, BIOFACH CHINA est le fils de BIOFACH, le plus grand salon biologique du monde tenu chaque année à Nüremberg, en Allemagne. Sous le patronage de l’IFOAM, il est le seul salon professionnel en Chine, spécialement axé sur les produits certifiés biologiques. Actuellement les exportations chinoises de produits biologiques sont en constante augmentation de 5% par an. Avec le développement de l’économie chinoise et l’amélioration du niveau de vie des populations, les consommateurs chinois exigent de plus en plus de qualité et des normes de sécurité plus élevés pour la nourriture. Il y avait plus de 200 exposants nationaux et internationaux qui présentaient leurs produits et services, Touch Organic y était bien évidemment présent.
Nous nous sommes arrêtés sur plusieurs stands, soit par curiosité (certains nouveaux produits, ou qui nous étaient inconnus) tel que de l’ananas séché, de la pâte de fruit à l’aubépine par exemple, qui a un petit goût de fraise/framboise, ou, simplement pour étendre potentiellement la gamme de produits de Fileane. Nous traversons les différentes allées, quand j’aperçois au loin un regroupement de personnes autour d’une table, je décide donc de me rapprocher, c’était un Tea testing, comme son nom l’indique, les personnes, étaient présentes sur ce stand pour gouter les thés, et, à l’aide d’une feuille qui répertoriait les différentes sortes de thé, ils donnaient leurs avis à l’aide de commentaire. Sur une autre table plus à gauche, des assiettes jaunes étaient posées, elles contenaient les thés non – infusés de ceux qui étaient testés, tout les thés portaient des noms différents et pourtant, j’avais l’impression de voir les mêmes feuilles séchées dans ces assiettes, c’est seulement quand je les ai goutés que j’ai compris la différence. Des thés fumés, d’autres un peu plus fort, des plus doux, etc. je ne les ai pas tous appréciés je l’avoue, mais j’ai trouvé cette dégustation très agréable. Le thé est à la Chine ce qu’est le vin à la France.
Je pensais découvrir un monde d’exportation. Ce salon est en fait essentiellement tourné vers le marché intérieur.
Les Chinois produisent du bio mais ce sont aussi des consommateurs de produits bio : la demande en Chine est forte et en pleine « croissance ».

Zhejiang : visite des champs de thé en compagnie du chef étoilé Alain Alexanian (Samedi 24 mai & Dimanche 25 mai 2014)


Nous prenons le train jusqu’à Shangyu, qui est une ville de la province du Zhejiang en Chine, un village de campagne de (seulement !) 770 000 habitants.

Nous visitons les champs de thés d’un des producteurs/ partenaires de Touch Organic en compagnie du chef étoilé, Alain Alexanian, passionnés de thés. Il est le seul à avoir imaginé une gamme de thé à cuisiner.
En effet, sur son site, il nous confie :

« J’aime passionnément le thé et je fais le triste constat que seule une minorité en France sait le boire dans les règles de l’art.
Or, il me semble que c’est la boisson du 21ème siècle. »

Alain alexanian

Alain Alexanian

Des champs de thé verdoyants à perte de vue, et autour un paysage magnifique, des dégradés de couleurs tout autour de nous. Nous pouvons déambuler entre les arbres pour voir de plus près, la finesse avec laquelle le thé a été récolté. Devant ces grands espaces verts, je me sent toute petite, je me dis que la nature est réellement bien faite, j’essayais de regarder s’il y avait des animaux entre les arbres de thé, mais aucun ne s’est montré, seulement une coccinelle et quelques petits papillons, qui ne faisaient que confirmer ce que je pensais, un endroit pure, calme et beau. C’est une atmosphère étrange qui dégage un sentiment de sérénité.

 

Nous reprenons ensuite la route, pour aller visiter l’usine, qui va traiter le thé récolté. La feuille de thé va passer à travers un certain nombre d’étapes… avant de se déposer délicatement dans notre tasse.

Après avoir vu, les différentes étapes de fabrication de thé, le producteur nous fait participer à la dégustation de thé, le Tea testing:

Nous avons pu bénéficer des commentaires, « en live », de notre chef étoilé.
Sur des thés divers Longjing, Sencha, Oolong, thé au jasmin, Matcha, et même des racines de pissenlits !

 

Je suis impressionnée qu’une personne puisse décrire le goût d’un thé pendant plusieurs minutes d’affilés !

 

La dégustation d’un thé est très similaire à la dégustation d’un vin, on y évoque la couleur, le terroir, les procédés de fabrication…

C’est tout à fait passionnant d’avoir autant de détails dans une simple de tasse de thé !

 

Tea testing
Tea testing
Quelques exemples :
1 – Longjing (龙井) : Léger gout herbacé qu’on trouve normalement dans le longjing, ici le gout est assez effacé car il a été trop longtemps infusé.
Ce qui se rapproche le plus en gout est celui du pétale de marguerite, en effet, il y a un gout de pétale de fleur douce.
Ce thé tapisse le palais de verdure, il laisse une trace.

2 – Sensha (煎茶) :
– 1er : Goût proche de celui d’une ortie
– 2ème : Une amertume prononcé presque boisé
– 3ème : Une belle amertume
– 4ème : Douceur et un petit coté florale + un coté herbacé
– 5ème : Sans intérêt, beaucoup trop amer, une infusion trop prononcé
– 6ème : Aveuglément longjing, très parfumé

3 – Oolong (乌龙) :
– 1er : Excellent
– 2ème : infusion trop longue, une concentration en bois trop importante

4 – Powder Macha (抹茶) : Thé japonais par excellence

5 – Jasmin (茉莉花茶) : Il exprime tout son coté olfactivement et gustativement. Ce thé n’est pas beaucoup infusé donc il est meilleur, de plus, il a une bonne amertume.

6 – Racine de pissenlits (蒲公英根) : Le gout se rapproche du bois de réglisse, c’est un thé à cuisiner.

 

Stephane lagarde Alain Alexanian
Stéphane Lagarde (PDG Filéane) et Alain Alexanian dans les champs de thé
Une fois cette journée terminée, il est temps de remercier notre producteur de thé, et Alain Alexanian, et leur dire au revoir, car il est temps pour nous de reprendre l’avion jusqu’à Xi’an où nous dormirons à l’aéroport car nous reprenons un avion tôt le lendemain matin.

Golmud … Un désert Tibétain (Lundi 26 mai 2014)


 

Nous prenons un avion jusqu’à Golmud, qui, est une ville du plateau Tibétain dans la province du Qinghai en Chine, c’est un peu le « bout du monde », en tout cas de Paris : il faut avoir au minimum pris 3 avions et 15 heures de vol pour arriver jusqu’ici. Une fois au sol, je me retrouve face à un paysage désertique, presque lunaire, l’air est pur, et j’ai l’impression de ressentir un courant d’air frais à chaque inspiration. Nous sommes à 2,940 mètres d’altitudes. A cette altitude, la manque d’oxygène se fait sentir : on cherche ses mots, on réfléchi plus lentement, il faut quelques jours pour s’adapter, c’est un début d’hypoxie.
Nous rencontrons, le producteur de baies de goji, qui nous emmène directement visiter les champs de goji.
C’est donc ici que pousse cette petite baie dont tout le monde raffole en occident !

Champs de goji
Champs de goji, Golmud

 

branche darbre de goji
Branche d’arbre de baies de goji

 

 

Visite de l’usine de production de baies de goji (Mardi 27 mai 2014)


Nous allons visiter l’usine de production de baies de goji séchées, récemment rénovée à la demande des clients importateurs.

L’hygiène y est primordiale :
Un couloir pour les visiteurs seulement, a été conçu pour que les travailleurs de l’usine et les visiteurs passent par des endroits distincts pour une question d’hygiène.
Un vestiaire pour que les salariés se changent et se lavent les mains a également été construit.

 

Une fois les baies de goji séchées, j’y découvre les différentes étapes de production du goji, de la récolte au conditionnement (www.gojialtitude.fr).

 

Je découvre une usine très en avance.

 

Je suis surprise que des notions et des normes telles que HACCP soient connues et mises en places même au fin fond de la Chine.

Phase culturelle : Beijing – Pékin (Mercredi 28 mai 2014)


 

Visite rapide de la ville de Pékin, qui est la capitale de la Chine. Sa superficie est de 16 800 km² et est considérée comme la capitale culturelle et politique du pays.

 

La ville se situe à proximité de la Grande Muraille de Chine mais abrite d’autres monuments célèbres comme La cité interdite et Le temple du ciel qui sont inscrits au patrimoine mondial.

 

Avec 19,6 millions d’habitants, Pékin est la deuxième ville la plus peuplée de Chine.

 

De très belle visite à commencer par La grande muraille de Chine, avec des paysages magnifiques, et une muraille qui s’étend à perte de vue, je ne m’attendais pas à voire quelque chose d’aussi grand, et construit par la main de l’homme.
Puis nous avons fini la journée par la place Tian’anmen, sous 40°C, c’était réellement difficile, mes pieds me brulait sur le sol, et j’avais de plus en plus de mal à avancer. Mais j’ai fais abstraction de cela car c’était peut être la dernière fois que je voyais tout cela (ce que je n’espère bien évidemment pas !)
J’ai visité plusieurs choses dans le monde, comme Dubaï, le Burj-al-Arab et ses constructions sur l’eau, ou New York et son incontournable place « Times square », mais tout ce que j’ai pu voir en Chine, est beaucoup plus impressionnant, en effet, ce n’était pas destiné pour le tourisme et ce sont des choses très riches culturellement !

 

Notre chauffeur de taxi était très intéressé par le français et nous a demandé de lui apprendre des mots en français : une rencontre et un moment de partage humain très intéressant !

 

 

La grande muraille de C

La grande Muraille de Chine (The Great Wall), Pékin

 

La Grande Muraille s’étend de 6437 kilomètres. La construction de celle-ci a commencé il y a plus de 2 000 ans et continue pour 1 000 ans.

 

 

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Place Tian’anmen, Pékin

 

La place Tian’anmen est la 3ème plus grande place du monde. Elle doit notamment sa célébrité aux nombreux évènements qui s’y sont déroulés dans l’histoire chinoise, dont des changements de gouvernements.

Changbaishan : Des ruchers dans un écrin naturel et préservé (Vendredi 30 mai 2014)


 

Nous nous envolons pour Changbaishan, il est midi.

 

Changbaishan, avec une superficie totale de 2 000 km², est la plus grande réserve naturelle de faune et de flore, classée dans le programme de la biosphère et des hommes de l’UNESCO. Cette réserve naturelle, la plus grande de Chine, est très éloignée des grandes villes (un petit aéroport, assure cependant des vols avec Beijing et Changchun).

 

Changbaishan est le plus haut sommet dans Dongbei (nord de la Chine). Il s’agit d’un volcan en sommeil, la dernière éruption remonte à 1702, avec un lac dans le cratère nommé Lac Tianchi qui est la source de la rivière Songhua. C’est le point culminant de Changbaishan, ce profond cratère volcanique devenu lac, d’un bleu couleur ciel au sommet de la montagne est entourée de 16 sommets. Suivant les années, il continue à geler, même en juin. Cette montagne, appartient aux cinq montagnes sacrées de la Corée.

 

Le plus important, et, le plus impressionnant, est que ce lac marque la frontière entre la Chine et la Corée du Nord, qui est le pays le plus fermé du monde.

 

Une fois arrivée dans le parc nous devons passer à un parc éco-bus, pour circuler dans la réserve, il est strictement interdit d’utiliser un moyen de transport qui pourrait l’endommager. Arrivés en haut de la falaise, nous sommes littéralement happés par la vue, un lac gelé encerclé de vertigineuses falaises enneigées. Tandis, que, plus bas, derrière nous, de grandes forêts de sapins et de bouleaux s’étendent à perte de vue.

 

Lac tianchi

Lac Tianchi, Changbaishan

 

Nous nous sommes, ensuite, dirigés dans une réserve de tigres, car les animaux, les plus présents dans la réserve de Changbaishan sont les tigres et les ours, ils sont bien évidemment protégés.

 

En comparaison entre Changbaishan, la Chine et le Monde :

 

Changbaishan
– Entre 3 et 5 tigres blancs sauvages
– Entre 360 et 400 tigres sauvages

 

En chine
– 20 tigres blancs

 

Dans le monde
– 500 tigres blancs

 

La Chine sait prendre soin de son patrimoine naturel

 

Au milieu des abeilles (Samedi 31 mai 2014)


 

Nous rencontrons, notre producteur de gelée royale, nous l’accompagnons à travers les ruches, pour comprendre le fonctionnement de la production de la gelée royale, et poser des questions par rapport à l’environnement.
En plein milieu de la forêt vierge – placée sous la protection de l’autorité locale, entourées d’arbres de la famille des tilleuls, les ruches et les abeilles évoluent dans un cadre naturel exceptionnel : la faune et la flore y ont élus domicile en toute harmonie. La réserve abrite de rares espèces telles que le tigre blanc de Sibérie.
Cette réserve s’étend sur plus de 196 000 hectares (100 km entre l’entrée Nord et l’entrée Sud), située entre 720 m et 2 691 m d’altitude : les ruches et les abeilles sont idéalement préservées de toute pollution industrielle, de cultures intensives et de zones d’habitations. Ce rucher est dédié exclusivement à la production de produits de la ruche bio.

 

Pour assurer aux abeilles d’avoir toujours des fleurs à maturité, prêtes à être butinées et ce, sur une durée maximale dans l’année, les ruches sont régulièrement déplacées dans la réserve, de plus en plus haut le long de la pente du mont volcanique de 850 m à 1750 m. En effet, les fleurs et la végétation de manière générale poussent plus tardivement en altitude.
De plus, ces déplacements permettent de diversifier les fleurs : colza, acacia, tilleul, pissenlit, etc.

 

Les ruches sont protégées par des apiculteurs locaux, fiers de leurs produits. Ils exercent leur métier dans une zone très préservée et un cadre de vie privilégié : ils vivent au plus près des ruches et au plus près de leurs familles.

 

Cette activité leur permet de renoncer à l’exode urbain qui touche malheureusement beaucoup de régions rurales en Chine et leur évite ainsi de grossir le flux des arrivants dans les mégapoles chinoises pour travailler dans les usines.

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Gelée royale, Changbaishan (Réserve naturelle)

 

 

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Ruches, Changbaishan (réserve naturelle)

 

Localisation-ruches-saison

Réunion annuelle (Dimanche 1er juin)


 

Nous prenons l’avion direction Xiamen, qui est une ville plutôt touristique et connu pour ses paysages attrayants, pour rencontrer, notre producteur de gingembre confit pour faire le point.

 

Je rencontre encore une fois une personne gentille et amoureuse de son travail, du bio et de ses produits.

 

Les chinois savent fabriquer des bonnes choses. Il n’y a pas que des chinois qui font n’importe quoi pourvu que ça rapporte.

 

GINGMEBRE

Gingembre, Xiamen

 

Suite à ce rendez vous, nous nous envolons pour Shenzen.

Shenzhen (Mardi 3 juin 2014)


 

Nous arrivons à Shenzhen où nous visitons l’usine de conditionnement de thé Touch Organic. L’usine est propre, tout est carré, les principes HACCP sont respectés avec la marche en avant : le port d’où partent nos produits est à quelques kilomètres.

 

Shenzhen, est à l’origine, un simple village de pêcheurs, et qui compte aujourd’hui environ 10 millions d’habitants.

 

Par la suite nous faisons un petit tour dans la ville, je découvre « l’usine du monde » c’est à ce moment la que je me rends compte que chaque objet, chaque chose que j’utilise dans ma vie de tous les jours contient au moins une pièce fabriqué ici !

 

Nous avons été au marché de l’électronique, ou il y avait un nombre incalculable de magasins en téléphonie, des contrefaçons tels que « samsunc », des téléphones qui avaient la forme de tout et n’importe quoi, des gadgets en tout genre plus farfelues les uns que les autres.
Shenzhen est l’usine du monde et c’est ce que l’occident à comme image de la Chine, cependant cette ville représente seulement 3% du territoire Chinois.

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Digital market, Shenzhen 

Hong Kong (Mercredi 4 juin 2014)


 

Nous prenons la route pour Hong Kong, également appelé « Région administrative spéciale de Hong Kong de la république populaire de Chine ». Elle compte environ 7 millions d’habitants appelés Hongkongais. Son économie est une des plus libérales au monde. C’est un pôle financier et commercial d’envergure mondiale.

A notre arrivée, il faisait déjà nuit, nous avons passés toutes les frontières sans encombre.
Je suis un peu fatigué de ces nombreux déplacements donc je regarde par la fenêtre du taxi, en me reposant un peu, je suis impressionnée par tout ces buildings qui s’élèvent devant moi, et la je m’amuse à me demander ce que font les gens chez eux.

Nous arrivons dans le centre de Hong Kong, ma fatigue avait disparu comme par enchantement, j’étais absorbée par cette ville, toutes ces lumières, ces magasins, ces rues actives, de la musique, du monde, je n’avais qu’une envie, sortir du taxi et me promener !
C’est d’ailleurs ce que nous avons fais après avoir posé les valises à l’hôtel.

La culture anglosaxone est encore bien présente c’est la porte de l’Asie avec un mélange d’Orient et d’Occident.

 

THE PEAK

The peak, Hong Kong
Nous avons également visité le Rungis de Hong Kong, tout comme en France, ce sont des homes “ un peu “ruts” qui y travaillent, ils chargent des fruits et légumes sur des palettes et les transportent jusqu’à leurs camions. Cependant, il y fait plus chaud, et ce sont des fruits très exotiques, je reste étonnée par la taille des litchis aussi gros que ma paume de main.

Back to France : Un regard différent sur cette Chine si controversée (Samedi 7 juin 2014)


Aujourd’hui nous reprenons un avion, mais pour rentrer sur le continent Européen cette fois-ci.

 

Ce fut une expérience magique, une ouverture d’esprit incroyable, où l’on rencontre des gents accueillants, gentils. Une culture à des kilomètres de la nôtre, malheureusement, manger avec des baguettes reste encore un mystère pour moi.

 

Tous ces codes de respect différents des nôtres comme donner un objet à quelqu’un avec les deux mains et non avec une seule, ou encore, trinquer toujours plus bas que la personne en face de vous.

 

Le continent asiatique est un endroit merveilleux où de nombreuses choses sont encore à découvrir,
ma vision envers ces personnes et cet endroit à complètement changé. Je pensais arriver dans un
endroit pollué, où je pourrais à peine marcher sans risquer de me faire bousculer au vu du très grand
nombre d’habitant, bien au contraire, je garde un souvenir extraordinaire de cela.

 

En effet, certaines villes sont sales, pollués et bruyantes, mais en Chine on y découvre des gens gentils,
accueillants, fiers des produits qu’ils fabriquent.

 

Il y a de larges espaces naturels préservés.

 

L’image que nous avons de la Chine ressemble à l’image de Shenzhen mais en aucun cas à celle de toute la Chine.
En termes de Business, tout semble possible : Les gens sont gentils et respectueux à leurs manières, bien entendue mes référents culturels sont différents.
Mais on y découvre un contraste avec l’Europe où l’économie est atone, et les pronostics sombres, le morale des ménages est en berne.